Secourisme en ligne, manifestez votre appui!

Le lancement de ma formation de secourisme adapté à la petite enfance en ligne, en août dernier, suscite énormément d’intérêt. La demande pour ce produit a littéralement explosé, ce qui confirme un fait : les éducateurs et éducatrices étaient prêts à accueillir ce format de cours. 

Bien que la très grande majorité des directions de CPE et des bureaux coordonnateurs ait applaudi à l’arrivée de ce nouveau service, qui répond aux besoins des apprenants, il semblerait que certaines personnes se soient permises de mettre en doute la validité de cette formation. Mon projet se retrouve donc pris entre deux feux  : d’un côté, le ministère qui m’informe qu’ils reçoivent des appels de questionnements, et de l’autre, moi, qui ne reçois que des félicitations pour avoir enfin porté le secourisme à un autre niveau. Comment cela se peut-il? C’est simple : les clients satisfaits n’appellent pas au ministère pour leur dire combien ils ont aimé cette formation. Ils me le disent à moi. Le ministère a donc la fausse impression que mon produit est discutable.

J’ai fondé et je suis à la barre de Forméduc depuis suffisamment longtemps pour savoir que le changement et la nouveauté dérangent toujours les compétiteurs et ceux qui refusent d’évoluer. J’ai été une pionnière de la formation à distance et croyez-moi, au début on me traitait de haut, et on me disait que la formation à distance n’avait pas de valeur et ne pouvait pas être reconnue…. C’était en 2003. Si seulement ces personnes avaient pu se projeter dans le temps, elles auraient su qu’en 2018, la formation à distance est LA formation la plus prisée et qu’elle est pleinement reconnue.

Refuser l’idée que le cours de secourisme soit accessible à distance, c’est refuser d’accepter les avancées technologiques en matière d’enseignement. Refuser que l’éducatrice puisse choisir le format de formation qui lui convient, c’est nier sa capacité à faire des apprentissages de façon autonome et lui refuser le droit d’apprendre à son propre rythme. L’enfant est le premier agent de son développement… l’éducatrice aussi!

Le ministère s’apprête à statuer sur la validité de cette formation. Nos certificats sont conformes et ne peuvent être refusés par les BC ni les CPE, cependant, nous devons aller plus loin et exiger que la formation soit pleinement reconnue. Les prochains jours seront déterminants. Manifestez-vous! J’ai besoin de votre aide pour faire savoir au ministère qu’il y a peut-être des gens qui sont contre, mais qu’il y a aussi énormément de personnes qui sont pour. Je vous demande donc de communiquer avec le ministère pour leur faire connaître votre point de vue sur la question. Soyez nombreux à leur dire que vous souhaitez être respecté dans votre choix et dans votre capacité de déterminer quel format de cours vous convient. L’enfant est unique… l’éducatrice aussi!

Je m’adresse tout d’abord à mes clients, qui sont les mieux placés pour témoigner de la qualité du contenu de cette formation, du soutien pédagogique et du service à la clientèle qui leur a été offert par toute mon équipe. Mais je m’adresse aussi à ceux qui devront faire ou refaire leur cours éventuellement et qui, le moment venu, apprécieront certainement d’avoir le privilège de choisir de faire une formation en salle ou une formation en ligne.

Il faut être novateur pour réinventer un cours comme le celui des premiers soins. Je suis immensément fière de mon produit et je suis intimement convaincue que ce format de cours répond à un réel besoin. À votre tour de manifester au ministère le désir d’en bénéficier.

Vous pouvez adresser votre commentaire au ministère via ce lien:  https://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/pour-nous-joindre/Pages/index.aspx

 

Je vous invite à partager cette lettre auprès  des éducateurs / éducatrices.

En mon nom personnel et en celui de toute mon équipe, je vous remercie à l’avance de votre appui.

Nathalie Gauthier, directrice générale de Forméduc

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