Quand un cauchemar vient troubler la nuit

Bon nombre d’enfants ont déjà fait ou font régulièrement des cauchemars. Que ce soit les monstres dans la garde-robe, le grand méchant loup ou encore la mort d’un proche, les mauvais rêves sont liés à des peurs (exemple : anxiété de séparation) ou à des situations vécues par l’enfant (exemple : un conflit avec les parents).

Les cauchemars sont des rêves effrayants qui réveillent l’enfant, le laissent angoissé et apeuré et qui surviendraient de façon occasionnelle chez 30 % des enfants de 5 ans. Ils augmentent de fréquence avec l’âge et sont plus fréquents chez les filles. Le cauchemar survient en deuxième partie de nuit. Il s’accompagne d’un éveil où l’enfant retrouve rapidement une conscience normale et peut raconter son « mauvais rêve ». Les cauchemars sont favorisés par le stress ou par des facteurs physiques (comme la fièvre). Ils accompagnent le développement psychologique normal et les expériences de vie de l’enfant (angoisse de séparation, rivalité fraternelle, conflit avec un parent, etc.).

Le sommeil se découpe en plusieurs grandes phases. Des phases de sommeil léger alternent avec des phases de sommeil dit lent et profond, suivies de la phase du sommeil dit paradoxal. C’est surtout pendant cette dernière phase que surviennent les cauchemars.

 

Quoi faire ?

Lorsque l’enfant se réveille en proie à un cauchemar, rassurez-le, consolez-le et écoutez-le s’il souhaite décrire ce qu’il vient de vivre. Une fois rassuré, il devrait se rendormir sans problème.

 

Voici des pistes à explorer pour réduire l’incidence des cauchemars :

  • Dans la journée, entamez une discussion avec l’enfant à propos de ses cauchemars.
  • Rappelez-lui que les monstres n’existent pas et proposez-lui des livres ou des films qui les abritent pour l’aider à dépasser ses peurs.
  • Le dessin est un excellent moyen pour l’enfant d’exorciser ses peurs, et pour les parents d’expliquer que tout cela n’a pas d’existence dans la réalité.
  • Aidez l’enfant à extérioriser les frustrations et les conflits qui le préoccupent. Si vous percevez une inquiétude chez l’enfant, liée par exemple à l’arrivée d’un petit frère dans la famille, évoquez avec lui cette situation, les changements qu’elle implique, etc.

 

Les cauchemars, fréquents à la petite enfance, s’estompent vers 5 ans, reviennent passagèrement autour de la dixième année, pour disparaître tout à fait par la suite.

 

Quand devrions-nous consulter un professionnel de la santé ?

  • Quand le cauchemar est récurrent et se produit plusieurs fois par semaine.
  • Quand l’enfant ne démontre aucun signe d’apaisement.
  • Quand le cauchemar est de type post-traumatique (exemple : un enfant victime d’un accident grave).

 

Ne pas confondre cauchemar et terreur nocturne

La terreur nocturne débute souvent entre l’âge de 3 à 6 ans et survient au cours des 2 premières heures de la nuit. La première cause des terreurs nocturnes est un manque de sommeil (sieste et sommeil de nuit). Les terreurs nocturnes peuvent survenir quand l’enfant est excessivement fatigué, quand il vit des changements qui le rendent anxieux et lorsque ses habitudes de sommeil changent. De plus, lorsqu’un enfant est malade ou qu’il fait de la fièvre, les terreurs nocturnes peuvent apparaître plus fréquemment.

Pendant un épisode de terreur nocturne, l’enfant crie, s’assoit dans son lit, hurle, a les yeux ouverts et fixes. Il peut tenir des propos incohérents et gesticuler. Lorsque l’on essaie de toucher ou de calmer l’enfant, celui-ci devient encore plus agité et peut se débattre.

L’épisode est habituellement unique, dure de 1 à 20 minutes et l’enfant se rendort spontanément. Le lendemain l’enfant n’a aucun souvenir de l’épisode nocturne. Les terreurs nocturnes ne représentent aucun danger pour l’enfant, et disparaissent au fur et à mesure qu’il prend de la maturité.

 

Quoi faire ?

Parler à l’enfant lentement et calmement, établir un contact physique léger (une main posée sur l’épaule) en veillant à ne pas le réveiller ! Les terreurs nocturnes sont en effet des cauchemars éveillés proches du somnambulisme. Un réveil soudain peut provoquer une confusion mentale.

 

Pour en savoir plus sur les problèmes qui peuvent survenir pendant le sommeil, nous vous proposons une formation destinée aux parents et aux éducateurs en service de garde : Mieux dormir pour bien grandir 

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